Friends. Cuisine ouverte aux discussions

Cusinella_Kitchenlife - Friends. Cuisine ouverte aux discussions
Dans cette sitcom culte, la cuisine est le lieu stratégique, l’une des scènes principales du théâtre qui se joue devant les spectateurs. Quand ils ne sont pas affalés dans le canapé du Central Perk, les six amis de Greenwish Village y passent un temps fou. Leurs fameux « Salut ! », répétés à l’envi lorsqu’ils se retrouvent, fusent entre la gazinière et le réfrigérateur. Chacun y rejoue ses déboires sentimentaux, s’y dispute, s’y embrasse. On s’y envoie aussi pas mal de répliques devenues cultes.

Le style ?

Résolument bohème. Emblématiques des intérieurs bon marché des jeunes New-Yorkais, les cuisines de Friends sont simples et sans chichi. Placards ouverts, elles laissent entrevoir ce qu’il y a dedans. Message subliminal : dans cet appartement, on est ouvert aux autres. Dans l’appartement de Monica, la cuisine a beau être ouverte, elle reste à l’image de la jeune femme. C’est un lieu hyperactivement ordonné, toujours impeccablement lustré. Chaque chose doit être à sa place. Bref, sa cuisine décrit son profil psy. Idem chez garçons. Chez Joey et Chandler, le moins que l’on puisse dire, c’est que la partie cuisine n’est en réalité pas vraiment faite pour recevoir ! Dans ce joyeux capharnaüm, les deux résidents accumulent un mobilier sans style qui trahit leur style de vie. Illustration avec la table de baby-foot qui a fini par remplacer la table de la cuisine.

À table ?

Pas vraiment de la haute gastronomie ! A part Monica, l’ex-grosse qui a retrouvé la ligne et qui se fend parfois d’un repas soigné, entre les sempiternelles cookies de Phoebe et les sandwichs dégoulinants de Joey (son préféré étant un improbable « meatball sandwich » à base de boulettes de viande, de cheese fondu et de ketchup), les calories s’accumulent. Attention aussi à ne pas se servir sans savoir ce qu’il y a dans les recettes : souvenez-vous que Ross est capable de préparer des milk-shake pour son singe Marcel. La recette ? Lait, glace, banane… et vers de terre ! 

Diffusion : tous les samedis à 14h10 sur Comédie +

Mon oncle Charlie. Cuisine des célibataires

Cusinella_Kitchenlife - Mon oncle Charlie. Cuisine des célibataires
Dans ce soap délirant où l’improbable Charlie Harper (Charlie Sheen) joue le rôle d’un célibataire dont la vie est bouleversée par l’installation chez lui de son frère divorcé et de son neveu de 16 ans, un grand nombre de scènes se déroule dans la cuisine.

La déco ?

Du kitsch façon californien. Difficile de faire plus banal. Diffusé à partir de 2003 aux USA, le décorateur use résolument des codes classiques de la série américaine. Comme dans Friends, la déco laisse à désirer. Notre héros apparaît la plupart du temps un mug à la main.

À table ?

Tous les basiques américains y passent, du pop-corn aux sandwichs. Mais avec Charlie, le bar n’est jamais loin de la cuisine. Et les margaritas figurent comme le cocktail favori du héros. 

Diffusion : fin octobre et décembre sur Comédie +

Ma Sorcière bien aimée. Cuisine sixties familiale

Cusinella_Kitchenlife - Ma Sorcière bien aimée. Cuisine sixties familiale
Samantha ne se sert pas que du bout de son nez pour concocter des bons petits plats à son gentil mari, Jean-Pierre. En cuisine, c’est une vraie fée du logis. Avec elle, d’épisodes en épisodes, les recettes savoureuses s’enchainent comme par magie.

Le style ?

 
Amatrices de design, allergiques au Formica et autres
fondues de high-tech, passez votre chemin. En revanche, si vous aimez le vintage, vous craquerez pour ce décor pur sixtie’s. Le mobilier est le reflet de l’époque des premières diffusions de la série, sur la chaîne américaine ABC, en 1964. Il symbolise l’american way of life triomphant, quand la ménagère américaine découvrait la magie du blender, du four avec minuteur et des premiers robots. Pas étonnant donc que lors des premières diffusions, la série fut sponsorisée par une marque d’équipement électro-ménager.


À table ?

 
Quand l’ensorcellante Endora, la mère de Samatha, ne vient pas y mettre son grain de sel, on se régale dans cette maison. Phrase-clé de la jolie sorcière : « Ce qui est bien pour toi est bien pour moi, mon chéri. » Résultat, Jean-Pierre a le droit parfois à ce qu’il veut… Une autre époque. Cheesecakes fondants, purée saucisse, hamburgers, les plats préparés sont bien sûr typiquement américain, avec en majesté la dinde dès que des invités, comme le patron de Jean-Pierre, se pointent à l’improviste. Et puis, l’avantage d’être douée en sorcellerie, c’est aussi que l’on peut mitonner un régal en un clin d’œil. Ou plutôt d’un simple remuement du bout de son nez. Et ça, qui n’en a pas rêvé ? 

Diffusion : Lundi, mardi, jeudi et vendredi à 13 heures (2 épisodes) et une autre diffusion du lundi au vendredi à 19h45 (2 épisodes) sur GULLI.

Le + de KitchenLife

LE SAVIEZ-VOUS ? 

Il n’y a pas de petites économies à Hollywood ! Dans Desperate Housewives, le décor de la maison de Bree n’a pas été créé spécialement pour la série : il est en partie récupéré de la série télévisée québécoise à succès, Providence.

Tout pour cuisiner comme dans les séries

 

La Cuisine des séries, d’Anne Martinetti (éd. Librio).

Le chili con carne comme l’aime l’inspecteur Columbo, la Caesar salade à la sauce Sex and the City, ou les brochettes de thon aux fruits exotiques façon Lost. Cet ouvrage référence est une mine d’or pour marier le repas à son plateau télé ! 60 pages, 2 €, en librairie.

 La cuisine des séries

Plus belle la vie, les recettes du Mistral(éd. Marabout).

Sauce au pistou, ratatouille au thym et petits farcis provençaux. Les fans de la série quotidienne de France 3, Plus belle la vie, vont se régaler avec ce recueil de quatre-vingt recettes « made in Marseille » inspirées des bons petits plats de Roland, de Mirta, de Thomas, de Blanche… 14,90 €, en librairie.

Les recettes du Mistral

La Cuisine des Desperate Housewives (Guide, broché).

Vous rêvez de connaître le secret de la tarte au citron meringuée de Bree ou d’épater la galerie avec de redoutables penne à la sauce vodka épicée ? Mettez du piquant dans votre assiette grâce à cette compilation des meilleures recettes de la série (premières saisons). 19,30 €, en librairie. 

La cuisine des Desperate Housewives

Desperate Housewives. Cuisines de caractère

Cusinella_Kitchenlife - Desperate Housewives. Cuisines de caractère
Attention à l’indigestion ! On se goinfre comme nulle part ailleurs dans cette série. Pas de doute, la cuisine est l’espace qui en révèle le plus sur les ménagères de Wisteria Lane. Dans les huit saisons de la série à succès, les héroïnes passent leur temps à mitonner des petits plats, au point qu’il existe même un livre répertoriant les meilleures recettes de Susan, de Lynette, de Bree ou de Gabrielle.

Le style ?

Plans de travail en marbre, réfrigérateurs et espaces de cuisson XXL, placards pleins à craquer de victuailles… Les cuisines sont à l’image des maisons cossues de Wisteria Lane : classiques et familiales. On aime y manger et la nourriture a quelque chose de sensuel. Bref, nous voici en présence de vraies popotes façon American way of life. Il faut savoir que le décorateur en chef de la série, Thomas Walsh, a imaginé un décor particulier pour chaque héroïne, l’idée étant que la déco reflète parfaitement le profil psy de chacune d’elle. Chez Susan, une déco qui flirte avec le style , très en vogue aux États-Unis, un mélange de romantisme et de touches campagnardes. Lynette tempère un style désordonné avec des couleurs douces allant du rose pâle au bleu layette, alors que Gabrielle la joue clinquant, puisant pour son intérieur dans le style méditerranéen. Quant à Bree, sa cuisine est tout ce qu’il y a de plus traditionnel, comme pour jouer le contraste avec ses accès dépressifs.
Et vous, à quoi ressemble votre cuisine ?

À table ?

Cookies, truffes au chocolat, tartelettes aux fraises, scones, crèmes brûlées, cupcakes… Allergiques aux desserts, passez votre chemin ! On cuisine la plupart du temps en mode sucré et gourmand. À l’image de Bree qui, dès que son moral chute, se met au fourneaux. Pour ces ménagères désespérées, cuisiner se révèle le meilleur des antidépresseurs ! La bonne bouffe est aussi un moyen de faire diversion quand les choses se compliquent. Exemple : dans le dernier épisode de la saison 7, alors qu’un dîner est organisé en l’honneur de Susan, Bree se retrouve face à Chuck, son nouvel amant, en plein divorce avec sa femme. Pour éviter une conversation sur ce sujet, la jolie rousse n’hésite pas à dégainer son écran de fumée culinaire en l’obligeant quasiment à avaler des mini-hamburgers.

Diffusion : sur M6 et TEVA